Expérience 01

Lenia

Un automate cellulaire continu où des créatures mobiles apparaissent sans jamais avoir été programmées — seulement une règle locale, répétée.

Qu'est-ce que Lenia ?

Lenia est une famille d'automates cellulaires continus conçue par Bert Wang-Chak Chan (chercheur, alors au MIT). Contrairement au Jeu de la vie de Conway, où l'espace, le temps et les états des cellules sont discrets, Lenia rend les trois continus : la grille est échantillonnée finement, le temps avance par petits pas dt, et chaque cellule porte une valeur réelle entre 0 et 1 plutôt qu'un simple booléen vivant/mort.

À chaque pas, un noyau de convolution (souvent un anneau) pondère le voisinage de chaque cellule ; le résultat traverse une fonction de croissance (généralement une gaussienne) qui décide si la cellule doit croître, décroître ou rester stable. Cette règle, purement locale et identique partout sur la grille, suffit à faire apparaître des formes organisées : des « créatures » comme l'Orbium, qui se déplacent, pulsent, et parfois se scindent.

Pourquoi c'est de l'émergence

Aucune des créatures observées dans Lenia n'a été dessinée à la main puis animée : la règle ne décrit qu'une cellule et ses voisines, jamais une forme globale. Les isolats mobiles, les oscillateurs, les structures qui se reproduisent — tout cela résulte de l'application répétée d'une fonction locale, pas d'un plan. C'est la définition même de l'émergence : un comportement macroscopique cohérent qui n'est écrit nulle part dans les règles microscopiques.

LifeLabs ne prétend pas que ces structures « vivent » au sens biologique. Mais elles satisfont plusieurs critères qu'on associe d'ordinaire au vivant : elles maintiennent une organisation loin de l'équilibre, résistent à des perturbations, et peuvent disparaître (extinction) ou se déstabiliser (explosion) selon les paramètres. Le vocabulaire de « créature » est donc un raccourci utile, pas une affirmation.

Piloter

Piloter la simulation

Une démo interactive tourne entièrement dans votre navigateur, en WebGPU : semez l'Orbium, ajustez μ et σ en direct, ou peignez votre propre matière vivante au pinceau — le même noyau que celui utilisé run après run.

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Cartographier tout l'espace des paramètres

Plutôt qu'un run à la fois, l'Atlas fait tourner des milliers de simulations en parallèle sur une grille μ×σ et colore chaque cellule par ce qui y a émergé — une carte du régime de Lenia, pas un accumulateur de runs.

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Les signes vitaux mesurés

Chaque run enregistre cinq séries temporelles, calculées à intervalles réguliers pendant la simulation, qui servent de « signes vitaux » à la créature observée :

Masse
la somme des valeurs de toutes les cellules — une masse qui s'effondre signale une extinction, une masse qui diverge signale une explosion.
Vitesse du centre de masse
la vitesse de déplacement du centre de masse de la structure — proche de zéro pour un isolat statique, positive et stable pour un isolat mobile.
Entropie spatiale
une mesure de la dispersion spatiale des cellules actives — elle chute quand la créature s'organise en une forme compacte et cohérente.
Compressibilité
une estimation de la régularité de la structure — plus une forme est répétitive, plus elle est compressible.
Fraction active
la proportion de cellules significativement non nulles — elle indique si la créature occupe une portion stable de la grille.

Signes vitaux — dernier run

Run inaugural : l'OrbiumStabilité : Stable
Masse73.1
Vitesse du centre de masse0.57 u/pas
Entropie spatiale3.75 bits
Compressibilité0.00
Fraction active0.00

Résultats

Synthèse honnête, à ce stade : les premiers runs sont en cours de production et de validation. Cette section sera mise à jour au fil des runs publiés, avec une synthèse réelle des régimes observés (stables, éteints, explosés) une fois qu'un nombre suffisant de runs permettra de dégager des tendances. Aucun résultat n'est simulé ou anticipé ici.